Nommée à la direction de la Cour
des comptes par un décret présidentiel, un poste inamovible qu’elle pourrait occuper jusqu’à ses
68 ans, soit pendant vingt-huit années puisqu’elle en a 40, l’ex-ministre
du Budget Amélie de Montchalin a pris ses fonctions
lundi et devait rencontrer lemême jour le président du
collègège de déontologie de la cour, Patrick Lefas. On
se demande bien ce qu’ils ont pu se raconter.
Le collège
lui-même, composé de cinq membres dont trois magistrats et
deux personnalités, va passer en revue tous les dossiers
qu’elle a eus à connaître à Bercy. « Elle est tout à fait
consciente, a déclaré Patrick Lefas, des enjeux de
conflits d’intérêts et entend s’y soumettre conformément
aux règles en vigueur. » Très bien.
On ignore à ce
stade toutefois ce qu’il en est de son mensonge avéré
et de son déni concernant les quelque 13 000 millionnaires
français ne payant pas d’impôts sur le revenu. La déontologie et le fait du
prince ont sans doute des raisons que la raison ne
connaît pas.

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