La 90e
Fête de l’Humanité qui s’ouvre ce 12 septembre se déroule dans un contexte
bouillonnant. Le gouvernement Bayrou,
illégitime et impopulaire au regard du
vote de juillet 2024, est logiquement tombé. La période qui s’ouvre est pleine
d’incertitudes et nourrit la colère populaire.
Un seul homme,
le président de la République, a les cartes en main. Seul, il peut décider de
renommer un premier ministre des droites coalisées, dissoudre l’Assemblée nationale, provoquer un référendum sur les
institutions… Seul il peut décider de l’avenir de notre pays après l’avoir
plongé dans l’abîme et divisé plus que jamais en menant une politique au
service d’une caste de privilégiés.
A contrario, la Fête de l’Humanité fait du commun, de la démocratie au service d’un
idéal que nous nommons pour notre part le communisme. Ce week-end va déferler
une foule éprise de liberté qui porte en étendard l’égalité et la fraternité et
qui a soif de justice et de paix entre les peuples.
Place à la fête pour faire face à l’atmosphère anxiogène et morose. Ce public assistera et participera aux échanges
qui constituent les grandes questions et les crises de notre temps :
écologie, féminisme, antiracisme, paix.
Place aux débats, aux échanges sur les alternatives et les chemins d’un
autre monde, d’une société débarrassée de l’exploitation, de la misère et de la
guerre. Avec les militants associatifs,
syndicaux, internationaux, des partis politiques, dont ceux du Parti communiste
qui sont les chevilles ouvrières de ce rendez-vous populaire, les débats seront
animés et respectueux, loin des caricatures et des invectives de réseaux
sociaux saturés par la haine.
Place à la culture et à l’émancipation avec tous les arts qui se donneront rendez-vous dans chaque espace, des
scènes aux expositions, en passant par le livre, le cinéma, le théâtre. Au
moment où les puissances d’argent et les forces réactionnaires veulent mettre
au pas la création, nous leur offrons un espace de liberté où le seul interdit
est celui d’interdire.
Allons chercher
l’exigence de justice sociale qui est majoritaire dans ce pays ! À l’heure
du 80e
anniversaire de la Sécurité sociale, ce sont de nouveaux droits qu’il nous faut conquérir. Crions le refus des
guerres et dénonçons l’horreur du génocide à Gaza. À quelques jours de
l’Assemblée générale de l’ONU, nous porterons haut et fort la voix d’une France
qui reconnaît l’État de Palestine.
Celles et ceux
qui viendront ne veulent pas s’enfermer dans une impasse qui conduit au
désespoir politique. Elles et ils veulent chercher les voies de l’émancipation
humaine et fraternelle, celle qui redonne du goût, de l’espoir et du combat.
Nous avons donc
une immense responsabilité. Faire qu’après ces trois jours de cette Fête, et
avec les 10 et le 18 septembre, cette foule compacte, dense, diverse ne
fasse qu’un seul peuple. Un peuple engagé pour la République sociale, laïque,
démocratique, féministe et écologique, qui lutte pour ses droits à conquérir,
pour un partage des pouvoirs, du savoir et des richesses.

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