vendredi 8 août 2025

« Sans honte, Donald Trump réhabilite un esclavagiste à Washington », le billet de Maurice Ulrich.



Comment la statue d’un homme qui déclarait l’esclavage légal et affirmait que la race blanche était la seule apte à gouverner pourrait-elle ne pas retrouver sa place de choix dans un parc de Washington ? Ce sera chose faite en octobre prochain, a annoncé, cette semaine, le Service des parcs nationaux des États-Unis en accord avec la volonté affirmée par Donald Trump de « rétablir la vérité et le bon sens dans l’histoire américaine ».

La statue d’Albert Pike, général des États du Sud, dont le rejet de l’abolition de l’esclavage fut à l’origine de la guerre de Sécession, seul monument glorifiant un esclavagiste dans la capitale fédérale, avait été déboulonnée par des manifestants du mouvement Black Lives Matter en juin 2020, le jour du 155e anniversaire de la libération des derniers esclaves du Texas, devenu un jour férié avec Barack Obama.

Donald Trump a déjà rétabli les noms de deux généraux confédérés donnés à deux bases américaines. Le déboulonnage de la statue d’Albert Pike était « une honte pour notre pays », avait-il déclaré. Sans honte.

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