samedi 6 novembre 2021

 


On retourne toujours sur les lieux de son cœur, quelques pas dans la nuit sur un chemin de sable, où s'enlise le temps. On a comme des fleurs fanées dans la mémoire, un parfum périssable. Sur la lèvre gercée des mots agonisants... On longe le trottoir usé des souvenirs, comme si l'on marchait sous terre, méprisant le passé dépassé... On ne peut retenir entre ses doigts la larme amère et trop salée des songes de poussière... On retourne toujours sur les lieux de son cœur... On se perd dans l'allée où l'on marchait avant, vers je ne sais quel jour. On s'entête à mourir et l'on reste vivant. La porte est refermée, et le fiacre d'hier n'avance plus vers nous. On recherche le vent qu'on ne trouvera plus, et claque la portière des idées contrefaites qu'on ne refera plus.

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