lundi 1 juin 2026

« L’Everest, la montagne de tous les records », le billet de Maurice Ulrich.



Chomolungma. C’est le nom de l’Everest en tibétain. Le plus haut sommet du monde était en quelque sorte depuis cent trois ans la propriété intellectuelle et de langue anglaise de sir Edmund Hillary et un peu du sherpa Tensing Norgay. Jeudi dernier, un Américain a battu le record de vitesse pour son ascension depuis le camp de base à 5 364 mètres, en 9 h 55. Il était assisté par deux guides mais on ne connaît pas leur nom. Un autre Américain l’a gravi 20 fois.

On ne sait pas pourquoi, comme on ne sait plus si l’ascension de l’Everest relève de l’alpinisme qu’on aime ou de l’industrie. 55 000 à 70 000 dollars en moyenne par personne. Ça fait cher pour se geler les orteils dans la file d’attente au risque d’y rester. 11 décès en 2019. Le 21 mai dernier, 275 personnes attendaient de pouvoir enfin poser le pied sur le sommet. Au suivant. C’est un peu la montagne de tous les records dont, à ce niveau d’altitude, peut-être celui de la connerie.

 

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