mardi 19 mai 2026

À Cuba, la Maison-Blanche redouble ses sanctions et piétine le droit international, l’éditorial de Cathy Dos Santos.



Dans sa goinfrerie impérialiste, Donald Trump espère exhiber le scalp de Cuba, après avoir mis au pas le Venezuela, du moins le croit-il, avec l’enlèvement et la séquestration de son président, Nicolas Maduro. Pas une semaine ne se passe sans que Washington annonce de nouvelles mesures de rétorsion qui renforcent un blocus déjà dévastateur pour l’économie cubaine mais surtout la population.

La vie des habitants est un perpétuel système D qui s’essouffle mais qui tient. Cette résistance est une insulte aux yeux de la Maison-Blanche, qui redouble de sanctions illégales.

Le sort réservé à Cuba devrait alerter les chancelleries. La politique états-unienne viole tous les principes diplomatiques qui régissent les relations internationales. À en croire l’administration protofasciste, La Havane, qui n’a jamais déclaré la guerre à personne, menacerait la sécurité des États-Unis avec une armada de drones prête à foncer sur l’enclave à tortures qu’est la prison états-unienne de Guantanamo.

L’accusation est risible, mais à prendre très au sérieux. Tout comme le stratagème judiciaire qui consisterait à inculper Raul Castro. Nul besoin de dire que les faits reprochés à l’ancien président cubain relèvent de la défense de l’intégrité territoriale de Cuba face à une énième barbouzerie de Washington.

Elle s’ajoute à la longue liste de ce que la patrie de José Marti a subi depuis l’avènement de la révolution en 1959 : explosion du bateau La Coubre, invasion de la baie des Cochons, attaques bactériologiques, attentats contre l’aviation civile et des infrastructures touristiques. Sans parler des centaines de tentatives d’assassinat contre Fidel Castro et du blocus vieux de plus de 60 ans, véritable lacet étrangleur inhumain et injuste.

Il faudrait des trésors d’intelligence pour faire comprendre à Donald Trump que Cuba n’est pas qu’une île « aux paysages magnifiques » qui serait « à prendre ». Que l’indépendance et la souveraineté chèrement conquises par son peuple ne sont pas à vendre.

 

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