C’est comme un
bijou. De ceux que l’on porte avec fierté. Pendant le débat à la Knesset en Israël
instaurant la peine de mort pour les
« terroristes », mot synonyme de Palestiniens, le ministre Ben Gvir
arborait sur le revers de sa veste une broche en forme de nœud coulant, comme
plusieurs de ses partisans.
La loi en
question équivaut, plus qu’à l’exécution légale d’une décision de justice, à un
permis de tuer, littéralement sans autre forme de procès. Mais on ne peut se
détacher de l’image de cette broche, en plus des sucreries et des boissons
pétillantes qui ont salué le vote.
Il n’y a sans
doute rien de pire que des dirigeants criminels qui se flattent de leurs
crimes. Il n’y a rien de pire dans tel pays qu’un peuple qui s’y accoutume. On
souhaiterait se souvenir que les premières années d’Israël se voulaient
progressistes, voire d’inspiration sociale. On se souvient de l’histoire, de la Shoah. C’est pourquoi on espère qu’il s’y trouve des
forces, encore assez de forces, pour ne pas sombrer dans l’ignominie.

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