Est-il besoin
de le préciser ? Ce sont des femmes et des hommes de gauche qui étaient présents à
Saint-Denis samedi pour répondre
à une campagne ignoble de dénigrement, de racisme au grand jour et jusqu’alors
en toute impunité visant le maire élu Bally Bagayoko.
Cette réponse
n’était pas celle « d’idiots utiles » de la France insoumise, comme
cela fut suggéré ici ou là, mais celle de citoyennes et de citoyens conscients
de la diffusion d’un poison qui corrompt la nation. On répond présent contre le
racisme quand on est de gauche. Mais le silence du centre et de la droite
interroge, comme celui du président de la République.
Ses élus et ses
dirigeants, leurs électeurs ne sont donc pas concernés, ou bien « l’union
des droites », avec le RN, veut-elle tous les abandons ? Qu’on se
souvienne des immenses manifestations qui avaient suivi, en 2002, la présence
au second tour de Jean-Marie le Pen, des 80 % des voix qui s’étaient
portées sur Jacques Chirac pour faire face. Aujourd’hui, le silence est
complice.

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