Un peu de
poésie dans ce monde ? Combat toujours perdant, c’est le titre du
recueil de poèmes, donc, que publie Michel Houellebecq. On ne parlera pas du romancier sensible au désarroi
du mâle occidental ou évoquant, dans Soumission, l’islamisation de la
France, de l’idéologue qui, dans un entretien avec Michel Onfray en 2022, évoquait « la perte de l’identité
des Français », là encore menacés par « les musulmans »,
pas non plus du politique épris de Trump.
Non, il s’agit
du poète, héritier, nous dit le Figaro qui consacre une pleine page à ce
recueil, « de Baudelaire, Nerval, sans oublier Rimbaud avec ces vers
qui semblent démarqués d’ Une saison en enfer : Allons ! il
faut partir / et nettoyer la place / Libérer l’avenir / pour la
nouvelle race ». Car déjà, « Ils sont là / parmi
nous / et ils sont différents, / ils viennent d’un futur qui
n’existera pas, / nos désirs et nos peurs les laissent indifférents / ils
ne nous aiment pas ». Et pas gentils, en plus. Si c’était de la
poésie, les tracts du RN seraient des chefs-d’œuvre.

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