lundi 9 mars 2026

« Quand le Figaro consacre une pleine page aux poèmes de Michel Houellebecq », le billet de Maurice Ulrich.



Un peu de poésie dans ce monde ? Combat toujours perdant, c’est le titre du recueil de poèmes, donc, que publie Michel Houellebecq. On ne parlera pas du romancier sensible au désarroi du mâle occidental ou évoquant, dans Soumission, l’islamisation de la France, de l’idéologue qui, dans un entretien avec Michel Onfray en 2022, évoquait « la perte de l’identité des Français », là encore menacés par « les musulmans », pas non plus du politique épris de Trump.

Non, il s’agit du poète, héritier, nous dit le Figaro qui consacre une pleine page à ce recueil, « de Baudelaire, Nerval, sans oublier Rimbaud avec ces vers qui semblent démarqués d’ Une saison en enfer : Allons ! il faut partir / et nettoyer la place / Libérer l’avenir / pour la nouvelle race ». Car déjà, « Ils sont là / parmi nous / et ils sont différents, / ils viennent d’un futur qui n’existera pas, / nos désirs et nos peurs les laissent indifférents / ils ne nous aiment pas ». Et pas gentils, en plus. Si c’était de la poésie, les tracts du RN seraient des chefs-d’œuvre.

 

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