« De Marx
à la Jeune Garde, deux siècles de justification de la violence par la
gauche », titre dans le Figaro Jacques de Saint-Victor, écrivain et
à l’occasion collaborateur d’Éric Zemmour. Et il met en évidence une phrase de Stefan Zweig
dans son livre le Monde d’hier : « Peu à peu il devint impossible
d’échanger avec quiconque une parole raisonnable. Les plus pacifiques, les plus
débonnaires, étaient enivrés par des paroles de sang. »
Oui, mais le
grand écrivain autrichien ne parle pas de la gauche mais de l’état de l’opinion
à la veille de la Première Guerre mondiale… Jacques de Saint-Victor n’est pas à
ça près car c’est, selon lui, en s’appuyant sur les insuffisances de la
démocratie que « certains mouvements et penseurs radicaux ont pu créer
une sorte de fascisme imaginaire justifiant à leurs yeux une violence
extrême ».
« À un coup de sifflet les SA sautèrent des autos en un éclair,
matraquèrent tous ceux qui leur faisaient obstacle »… Stefan Zweig, toujours dans le Monde d’hier, décrivant
les inspirateurs, quelques années plus tard, des manifestants du
week-end.

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