15 janvier
1826. Le Figaro paraît sous le signe
de Beaumarchais, « Sans la liberté de blâmer, il n’est pas d’éloge
flatteur ». 200 ans, donc, ça se
fête. Trois jours au Grand Palais à
Paris. Le journal dans son histoire eut de grandes plumes, dont celle de
Marcel Proust, avant qu’il ne s’isole pour s’atteler À la
recherche du temps perdu où il écrit qu’il avait
suffisamment fréquenté les gens du monde pour savoir que « ce
sont eux les véritables illettrés et non les ouvriers
électriciens ».
Au fil du temps
le journal a plutôt fait le choix de ceux qui ne se sont
donné que la peine de naître comme le dit… Figaro dans la pièce de
Beaumarchais. C’était parfois cocasse. Ainsi cette vision du
14 juillet 1789, par un de ses meilleurs critiques littéraires : « Une
bande de braillards avinés qui a pris d’assaut une prison vide pour en libérer
deux fous et un obsédé sexuel. » Mais l’évolution toujours plus à
droite du journal n’est pas drôle. Bon anniversaire, chers
collègues. Avec une pensée pour Beaumarchais…

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