jeudi 15 janvier 2026

200 ans du « Figaro », avec une pensée de Beaumarchais, le billet de Maurice Ulrich.



15 janvier 1826. Le Figaro paraît sous le signe de Beaumarchais, « Sans la liberté de blâmer, il n’est pas d’éloge flatteur ». 200 ans, donc, ça se fête. Trois jours au Grand Palais à Paris. Le journal dans son histoire eut de grandes plumes, dont celle de Marcel Proust, avant qu’il ne s’isole pour s’atteler À la recherche du temps perdu où il écrit qu’il avait suffisamment fréquenté les gens du monde pour savoir que « ce sont eux les véritables illettrés et non les ouvriers électriciens ».

Au fil du temps le journal a plutôt fait le choix de ceux qui ne se sont donné que la peine de naître comme le dit… Figaro dans la pièce de Beaumarchais. C’était parfois cocasse. Ainsi cette vision du 14 juillet 1789, par un de ses meilleurs critiques littéraires : « Une bande de braillards avinés qui a pris d’assaut une prison vide pour en libérer deux fous et un obsédé sexuel. » Mais l’évolution toujours plus à droite du journal n’est pas drôle. Bon anniversaire, chers collègues. Avec une pensée pour Beaumarchais…

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