J’en ai fait un poème de tous ces mots perdus,
phrases que l’on essaime à chaque coin de rue. Ces petits chants d’amour, ces
cruels cris de haine, ces rimes en toujours sur les joies et les peines. Ces
phrases déchirées pour la poubelle un
soir, ou qu’on a égarées, ou qu’on ne veut plus voir. Ces vers de trois fois
rien, ces lignes inutiles sur
petit calepin, en gestes malhabiles. Ces
deux petites fleurs sur une page triste, et ces élans du cœur écrits à
l’improviste. Ces visions de la nuit qu’on oublie à l’aurore, cet air qui nous
poursuit quand on le croyait mort. Ce parfum qui navigue sur la vague des
lettres, qui entame une gigue et sort par la fenêtre. Ces serments si peureux
qu’on les écrit, tremblant, qui finissent au feu ou aux ailes du vent. Ces sourires
de joie, qu’on confie à sa plume, ce fantôme, là-bas, disparu dans la brume. De
tous ces mots perdus j’en ai fait la moisson, partis puis revenus, le temps
d’une chanson.
mardi 2 décembre 2025
CONFIDENCES À SA PLUME !
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
« Canicule : Face à l’inaction meurtrière, où est la colère ? », l’éditorial de Maud Vergnol.
Qui peut encore nier que notre humanité est face à la plus grande crise existentielle qu’elle ait jamais connue ? Combien faudra-t-il enco...

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire