Je suis
Charlie, mais lequel ? Le billet, vendredi dernier, de Guillaume Erner,
l’animateur de la matinale de France Culture, nous avait échappé. Pas à la CGT de Radio France,
qui dénonce, dans un communiqué, « un parallèle, selon lui pertinent,
entre l’assassinat aux États-Unis de l’influenceur d’extrême droite Charlie Kirk et celui de nos confrères de Charlie Hebdo il y a dix ans »…
Tout
assassinat, politique ou non, écrit encore la CGT, est condamnable, mais « toutes les opinions
en revanche ne sont pas égales et ne peuvent être mises sur le même plan au nom
de la liberté d’expression ». Il n’est pas possible, disait Guillaume
Erner, d’être Charlie, « mais uniquement pour son Charlie
à soi ».
Étrange cécité,
ou quoi ? – quand aux États-Unis, au-delà de Charlie Kirk, les voix de la haine et de la
régression intellectuelle se font toujours plus fortes et destructrices,
contre les idées progressistes, contre les démocrates eux-mêmes, contre la
science, les livres, contre la tolérance…
Quand on exalte
les armes, la violence, le racisme et que s’affirme chaque jour un fascisme
d’État. C’était ça, Charlie ?

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