lundi 3 mars 2025

« Même Wall Street commence à douter de « l’âge d’or » promis par Trump », le billet de Maurice Ulrich.



Ce serait un proverbe chinois, bien sûr, comme tous ceux dont on ne sait d’où ils viennent : « Le poisson pourrit par la tête. » Lundi, les Échos alertaient, sur une pleine page : « Wall Street commence à douter de l’âge d’or promis par Trump ».

Les bourses américaines, précise le quotidien, « ont plongé dans le rouge en février », et dans ce tableau ce sont « les sept magnifiques » comme on les appelle désormais qui perdent de leur superbe. Nvidia, Microsoft, Alphabet, Apple, Amazon, Meta et, last but not least, Tesla plus que d’autres avec une baisse de 23 %, soit la bagatelle de 920 milliards de dollars.

« Le constructeur de voitures électriques serait aussi pénalisé » par les réactions de rejet que suscite le comportement de son patron Elon Musk. Faire ami-ami avec Poutine, humilier Zelensky, faire un bras d’honneur à l’Europe, c’est une chose. Couper les crédits de la recherche fondamentale et médicale, interdire dans les textes officiels des termes comme « climat », « égalité », « justice sociale », c’est encore autre chose. Mais Wall Street ? La tête.

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