On n’imaginait
pas être amené, ne serait-ce qu’une fois, à douter de la copie d’un académicien
français, Jean-Marie Rouart,
essayiste et écrivain. Dans une
tribune d’une pleine page du Figaro, il interroge : « Comment
comprendre cet engouement pour la guerre qui semble saisir Emmanuel
Macron ? » La question est pertinente, la réponse c’est n’importe
quoi : « Cette passion guerrière est inscrite dans le cœur de
l’homme même. Et ce progrès sur lequel nous nous faisons beaucoup d’illusions
ne l’a pas extirpée de nos gènes. »
Pas la peine de
chercher plus loin, selon lui, que le syndrome, génétique, de la fleur au
fusil. C’est, dit-il, le « “Ah dieu que la guerre est jolie“
d’Apollinaire, ce merveilleux poète dont la faiblesse se grisait de force
brutale ».
Voici le poème
d’Apollinaire, l’Adieu du cavalier : « Ah dieu ! que
la guerre est jolie / avec ses chants, ses longs loisirs / La bague si pâle et
polie / Et le cortège des désirs / Adieu ! voici le boute-selle… / Il
disparut dans un tournant / Et mourut là-bas tandis qu’elle / Cueillait des
fleurs en se damnant ».

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