mardi 11 mars 2025

« La passion guerrière ou le syndrome génétique de la fleur au fusil », le billet de Maurice Ulrich.



On n’imaginait pas être amené, ne serait-ce qu’une fois, à douter de la copie d’un académicien français, Jean-Marie Rouart, essayiste et écrivain. Dans une tribune d’une pleine page du Figaro, il interroge : « Comment comprendre cet engouement pour la guerre qui semble saisir Emmanuel Macron ? » La question est pertinente, la réponse c’est n’importe quoi : « Cette passion guerrière est inscrite dans le cœur de l’homme même. Et ce progrès sur lequel nous nous faisons beaucoup d’illusions ne l’a pas extirpée de nos gènes. »

Pas la peine de chercher plus loin, selon lui, que le syndrome, génétique, de la fleur au fusil. C’est, dit-il, le « “Ah dieu que la guerre est jolie d’Apollinaire, ce merveilleux poète dont la faiblesse se grisait de force brutale ».

Voici le poème d’Apollinaire, l’Adieu du cavalier : « Ah dieu ! que la guerre est jolie / avec ses chants, ses longs loisirs / La bague si pâle et polie / Et le cortège des désirs / Adieu ! voici le boute-selle… / Il disparut dans un tournant / Et mourut là-bas tandis qu’elle / Cueillait des fleurs en se damnant ».

 

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