L’ESPOIR,
c’est croire qu’enfin s’efface le malheur, et que demain sera meilleur.
Assis
devant son papier blanc ou devant son écran, l’écrivain, qui jamais ne se
lasse, qui écrit et puis qui efface, et travaille la phrase et le mot,
patiemment, qui construit dialogues et récits, poèmes et romans, de ses
lecteurs attendent un signe, l’ESPOIR avec lui construit ligne après ligne.
Abandonnant
le buffet vide, quand plus ne vient aucun subside, on est dehors, on tend la
main, avec l’ESPOIR d’apaiser la faim.
Le
paria mal aimé, délaissé, ignoré, n’ayant plus de soutien, plus d’aide à
espérer, en butte à cent tracas qui émaillent ses jours et germent sous ses
pas, se couche sur le sol, fatigué, épuisé, contre le mauvais sort renonçant à
lutter. Point de Samu social, point de parole amie, le cent quinze n’est pas
pour lui. Et pendant que le froid s’insinue dans son corps, alors qu’à tout
jamais, dans la nuit il s’endort, avec obstination, il garde au fond du cœur l’ESPOIR
qu’après la mort, la vie sera meilleure.
Là
bas, de par le monde, les bombes, chaque seconde, sèment la mort et la terreur,
marée de sang et de douleur, corps broyés, martyrisés. Mais pour deux cents qui
sont tombés, des milliers se sont rassemblés, dans le silence et la dignité. Par
ces crimes, révoltés, de voir la fin de ces jours noirs, ils manifestent leurs ESPOIRS.
ESPOIR,
moteur de l’action, sans toi que ferait-on ?

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