mardi 10 septembre 2024

« Sans gène », le billet de Maurice Ulrich.



Oscar Wilde l’avait dit : « Il est heureux que l’argent soit allé aux gens de goût. » Le Figaro va plus loin dans la rubrique Événement de ses pages culture et loisirs en posant cette question à certains égards existentielle : « Le goût du luxe est-il héréditaire ? » Étant entendu, ça va de soi, que plus c’est luxueux plus c’est beau, ou ça doit l’être. L’article cite le cas de Camille qui, a 16 ans, écoutait du rap mais n’en portait pas moins des bijoux Cartier ou Tiffany.

Et, nous rassure-t-on, même au pire de sa crise d’adolescence, elle a toujours apprécié le goût de ses parents : « Les meubles des années 1950, la vaisselle chinée, les mocassins patinés ». On en rêve. Mais donc ce ne serait pas seulement une habitude, un milieu, ce serait, peut-être, héréditaire.

Comme le sang bleu des aristocrates, un gène du goût du luxe dans les bonnes familles. Les pauvres n’ont pas cette chance. Ça se saurait et eux aussi rouleraient en Ferrari rouge avec une Rolex et une grosse gourmette en or.

 

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