vendredi 1 mars 2024

« C’est lui ! », le billet de Maurice Ulrich.



Ce qui est bien avec les anciens nouveaux philosophes comme Pascal Bruckner, c’est qu’en deux phrases on comprend 300 pages. Ainsi du titre de son dernier livre, Je souffre donc je suis. Portrait de la victime en héros (Grasset). Il faut lui reconnaître, depuis son premier livre, le Sanglot de l’homme blanc, une certaine constance.

De la dénonciation de la haine de soi de la gauche au regard du tiers-monde à la volonté d’ériger les victimes en héros, on saisit l’idée et ce qui nous affaiblit quand « nous sommes en guerre et nous avons besoin de pensées qui exaltent l’énergie, l’ardeur ».

Bien entendu, les femmes sont au premier rang de la « concurrence victimaire » et « la théologie de MeToo est sans pitié : le pardon n’existe plus (…) le pécheur est précipité vivant dans le chaudron des damnés », cela quand « on peut survivre à un viol, jamais à un assassinat ». Mais peut-être faut-il comprendre le drame de Pascal Bruckner, victime lui-même de ce monde victimaire. « Je soufre, donc je suis. » En fait, il parle de lui.

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