Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse…
Osons le dire, Musset, quand bien même il fait partie de notre panthéon, avait
tort ou, du moins, pas tout à fait raison. Les fabricants de parfums, par
exemple, le savent, qui vendent tout autant le contenant que le contenu.
L’emballage est l’un des atouts majeurs de l’industrie du luxe, portée par les
groupes comme LVMH, Hermès, L’Oréal, avec quelque 1 400 milliards de
revenus dans le monde, l’an passé. Étuis de lunettes, de shopping, présentoirs
de montres, housses de vêtements, équipements de voitures haut de gamme,
habillage des vins et spiritueux, des cosmétiques et produits de beauté… le
marché est considérable, mais tout cela désormais, note un des leaders du
secteur, doit répondre à des objectifs de durabilité et de décarbonation. Le
luxe, note la presse économique, prend son virage vert. « Vous
êtes, avait dit Napoléon à Talleyrand, de la merde dans un bas
de soie. » Là, c’est le superflu qu’on emballe. Des centaines de
millions d’hommes, de femmes et d’enfants manquent du nécessaire, mais au
moins, dans le luxe, on pense à la planète.
jeudi 14 septembre 2023
« Bas de soie », le billet de Maurice Ulrich.
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