Bon appétit
Messieurs, et vous aussi, Madame. Au restaurant Drouant, à Paris, là où se
réunit le jury du prix Goncourt, « les nappes sont tirées au cordeau, les verres
parfaitement alignés », écrit le Journal
du dimanche, qui revient sur un certain dîner du 7 avril, « dans
les salons feutrés ».
« Autour de la table, quelques-unes des figures les plus puissantes du
patronat français, dont Bernard Arnault (LVMH) ou encore Patrick Pouyanné
(Total). Face à eux, Marine Le Pen, pour un dîner qui consacre la
crédibilité du Rassemblement national en matière économique et
financière. » Ce n’est pas
une révélation. Dès le lendemain, ce dîner secret fait pour ne pas le rester
était déjà largement connu.
Mais le JDD insiste
et cite un convive : « Le RN est devenu trop puissant pour être
tenu à distance. » Un proche de Marine Le Pen précise : « Ce
n’était pas un dîner mondain, mais un moment de travail. » Vendredi
dernier, un chroniqueur du Figaro titrait : « Le RN et les
patrons : éloge du réalisme. » Ils sont prêts. Ils le disent.

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