jeudi 9 avril 2026

« Quand Julia de Funès analyse l’arrivée d’Emmanuel Grégoire à vélo », le billet de Maurice Ulrich.



Il fallait bien, la semaine passée, une page entière dans l’Express à Julia de Funès, docteure en philosophie, pour analyser la dialectique sous-jacente à l’arrivée à vélo à l’Hôtel de ville du maire de Paris Emmanuel Grégoire, le soir de son élection. En premier lieu, le vélo installe une impression de normalité, mais « le pouvoir ne peut pas être normal ».

Ensuite, le vélo exprimerait une volonté de « sobriété des ambitions » quant au contraire, on accède au pouvoir en les déployant au maximum « dans une volonté de puissance, de conquête et de grandeur ». Enfin, le vélo signalerait « une appartenance au camp du bien », en traçant « une ligne discrète entre les vertueux et les autres ».

Bref, l’arrivée à vélo du maire de Paris quand il aurait pu arriver en 4×4 n’était pas autre chose « qu’un leurre démagogique » et « reste à savoir si un pouvoir qui ne veut plus se montrer tel n’est pas condamné, au fond, à pédaler ». Dans l’immédiat on dirait que c’est dans la tête que Mme de Funès a un petit vélo.

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