Il fallait
bien, la semaine passée, une page entière dans l’Express à Julia
de Funès, docteure en philosophie, pour analyser la dialectique
sous-jacente à l’arrivée à vélo à l’Hôtel de ville du maire de Paris Emmanuel
Grégoire, le soir de son élection. En premier lieu, le vélo installe une
impression de normalité, mais « le pouvoir ne peut pas être
normal ».
Ensuite, le
vélo exprimerait une volonté de « sobriété des ambitions »
quant au contraire, on accède au pouvoir en les déployant au maximum « dans
une volonté de puissance, de conquête et de grandeur ». Enfin, le vélo
signalerait « une appartenance au camp du bien », en traçant « une
ligne discrète entre les vertueux et les autres ».
Bref, l’arrivée
à vélo du maire de Paris quand il aurait pu arriver en 4×4 n’était pas autre
chose « qu’un leurre démagogique » et « reste à savoir
si un pouvoir qui ne veut plus se montrer tel n’est pas condamné, au fond, à
pédaler ». Dans l’immédiat on dirait que c’est dans la tête que Mme de
Funès a un petit vélo.

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