On ignorait à
quel point l’avenir de la gauche pouvait préoccuper Luc Ferry, l’ancien nouveau
philosophe et ancien ministre de la Culture de Nicolas Sarkozy, toujours
chroniqueur au Figaro. La France insoumise, affirme-t-il, reprenant
l’expression d’un dirigeant du PS, est « un boulet pour la
gauche ». Mais pourquoi ? Eh bien pour une raison qui, à bien
l’entendre, va un peu au-delà de la France insoumise, car elle fut dès sa
naissance « un parti néobolchevique », dont la rhétorique « n’en
est pas moins d’une vacuité intersidérale et ce pour une raison de fond :
Marx est mort, le communisme aussi ».
Et donc, il
faut trouver à remplacer l’ouvrier rallié au Rassemblement national qui, d’ailleurs,
s’il votait volontiers pour le PCF autrefois, « c’était du temps où
Marchais dénonçait l’immigration en des termes que même le RN n’oserait plus
utiliser ». « L’ouvrier » a de tout temps été raciste et le
communisme n’avait du succès qu’en l’étant aussi. C’est sommaire. Au point
qu’on se demande si, pour le chroniqueur du Figaro, ce n’est pas plutôt
l’idée communiste elle-même, le boulet.

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