lundi 9 février 2026

« L’éditorialiste-soldat qui veut (se) convaincre que la France entière est belliciste », le billet de Maurice Ulrich.



Ah dieu que la guerre est jolie, avec ses chants, ses longs loisirs… Dans le Parisien dimanche, l’éditorialiste-soldat Olivier Auguste n’a retenu de l’ironie du poème d’Apollinaire que les premiers mots. Alors que l’hebdomadaire consacre sa une et son ouverture à d’importantes manœuvres militaires, il examine les conditions selon lui de la prise de conscience nécessaire face aux menaces.

Dans l’armée, c’est en train et on s’entraîne. Dans le monde politique, on y vient, ce dont témoigne, dit-il, « l’approbation presque unanime (hors LFI, communistes et Verts) par les députés, en décembre, du principe d’une hausse des dépenses militaires ».

C’est une conception singulière de la « quasi-unanimité ». Mais surtout, dans l’opinion, ce n’est pas gagné. « Les réactions stupéfaites ou outrées quand le chef d’état-major des armées a exhorté à « accepter de perdre nos enfants » en cas d’agression russe montrent l’ampleur de la tâche ».

Allons les jeunes, c’est comme l’écrivait Aragon : « Déjà la pierre pense où votre nom s’inscrit/Déjà le souvenir de vos amours s’efface/Déjà vous n’êtes plus que pour avoir péri. »

 

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