Ah dieu que la
guerre est jolie, avec ses chants, ses longs loisirs… Dans le Parisien
dimanche, l’éditorialiste-soldat Olivier Auguste n’a retenu de l’ironie du
poème d’Apollinaire que les premiers mots. Alors que l’hebdomadaire consacre sa
une et son ouverture à d’importantes manœuvres
militaires, il examine les
conditions selon lui de la prise de conscience nécessaire face aux menaces.
Dans l’armée, c’est en train et on s’entraîne. Dans le monde
politique, on y vient, ce dont témoigne, dit-il, « l’approbation
presque unanime (hors LFI, communistes et Verts) par les députés, en décembre,
du principe d’une hausse des dépenses militaires ».
C’est une
conception singulière de la « quasi-unanimité ». Mais surtout, dans
l’opinion, ce n’est pas gagné. « Les réactions stupéfaites ou outrées
quand le chef d’état-major des armées a exhorté à « accepter de perdre nos
enfants » en cas d’agression russe montrent l’ampleur de la tâche ».
Allons les
jeunes, c’est comme l’écrivait Aragon : « Déjà la pierre pense où
votre nom s’inscrit/Déjà le souvenir de vos amours s’efface/Déjà vous n’êtes
plus que pour avoir péri. »

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