mercredi 4 février 2026

« Gueule de bois », le billet de Maurice Ulrich.



C’est « la gueule de bois », écrivait Yves Thréard lundi dans le Figaro. « Les concessions faites par Sébastien Lecornu aux socialistes ont un prix. On en fera tous les frais, les entreprises en tête. » Mais, lisait-on dans les Échos, « l’économie française entame 2026 sous de plutôt bons auspices ». Ah bon.

« Croissance : la France à la traîne de l’Europe », écrivait le Figaro la veille. Faux, à lire les Échos. La France est certes en dessous de la moyenne européenne mais, avec 0,9 %, elle est devant l’Italie, l’Autriche, la Hongrie et l’Allemagne, oui, l’Allemagne, bonne dernière avec 0,2 %.

Et, dans le Figaro de vendredi dernier, ceci : « Le pays reste une terre attractive aux yeux des investisseurs internationaux. » Mais alors, à quels saints se vouer ?

Au saint des saints, le CAC 40, qui est parvenu « à inscrire un nouveau pic historique début janvier », écrivait lundi… le Figaro, qui soulignait l’insolente santé des Bourses alors que « les marchés gardent leur cap, aidés par une croissance économique solide ». Toujours la gueule de bois, Yves

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