lundi 12 janvier 2026

« Prix Nobel destructeur », le billet de Maurice Ulrich.



Un homme qui a participé à l’élaboration du programme économique d’Emmanuel Macron en proposant la flat tax et qui s’est opposé à la taxe Zucman ne peut être totalement mauvais et même plus. C’est le sens du portrait flatteur de Philippe Aghion, prix Nobel d’économie 2025, que dresse la Tribune dimanche de Rodolphe Saadé, en plus d’un entretien sur une page.

Pour mémoire, la flat tax, avec un taux unique de 30 %, a eu l’effet recherché de baisser l’imposition des dividendes et du capital. Apparemment ça méritait le prix. Il est vrai que l’hebdomadaire aurait pu choisir parmi les sept prix Nobel signataires d’un appel à taxer les ultrariches Esther Duflo, qui l’a reçu en 2019.

Mais, nous explique-t-on, Philippe Aghion, qui plaide pour l’innovation en Europe – c’est qu’il faut y penser ! –, est un schumpétérien convaincu, soit, d’après la pensée de Joseph Schumpeter (1883-1950, ça date un peu), un partisan résolu de la destruction créatrice. Sans être prix Nobel et en toute modestie, à ce jour on voit plutôt la destruction.

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