Un homme qui a
participé à l’élaboration du programme économique d’Emmanuel Macron en
proposant la flat tax et qui s’est opposé à la taxe Zucman ne peut être totalement mauvais et même plus. C’est
le sens du portrait flatteur de Philippe Aghion, prix Nobel d’économie
2025, que dresse la Tribune dimanche de Rodolphe Saadé, en plus d’un entretien sur une page.
Pour mémoire,
la flat tax, avec un taux unique de 30 %, a eu l’effet recherché de
baisser l’imposition des dividendes et du capital. Apparemment ça méritait le
prix. Il est vrai que l’hebdomadaire aurait pu choisir parmi les sept prix
Nobel signataires d’un appel à taxer les ultrariches Esther Duflo, qui l’a reçu en 2019.
Mais, nous
explique-t-on, Philippe Aghion, qui plaide pour l’innovation en Europe – c’est
qu’il faut y penser ! –, est un schumpétérien convaincu, soit, d’après la
pensée de Joseph Schumpeter (1883-1950, ça date un peu), un partisan résolu de
la destruction créatrice. Sans être prix Nobel et en toute modestie, à ce jour
on voit plutôt la destruction.

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