Voilà bien un
sujet du jour méritant un titre dans le Parisien : faut-il
interdire les grèves pendant les négociations collectives ? C’est, nous
précise-t-on, l’une de propositions chocs pour 2027 formulées par trois
« spécialistes » dans un livre appelé Sauver la démocratie
sociale (Calmann-Lévy) à paraître ce mercredi.
« On y est allés sans filtre », déclare l’un des auteurs, Gilbert Cette, professeur dans une grande
école de commerce, attaché à la réforme du droit du travail, à la réforme des
retraites façon Macron, opposé à l’alignement des salaires sur l’inflation,
bref, des références…
Mais
pourquoi cette proposition choc ? Eh bien parce que nous vivons dans
un système ou les syndicats – c’est à peine croyable – mettent la pression
sur les patrons en amont ou pendant les négociations. « On le voit
très régulièrement et encore récemment à la SNCF, dans
les transports publics ou l’énergie », déplore
l’économiste dans les colonnes du Parisien. Il lui aura
sûrement échappé après des années d’études et d’enseignement, comme à ses
deux coauteurs, que c’est précisément, face au patronat, une des raisons
d’être des grèves.

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