mardi 30 décembre 2025

« La confusion plutôt que l’imposition des plus riches », le billet de Maurice Ulrich.



L’empire de presse de Bernard Arnault marche sur deux jambes. Les Échos et Challenges pour celles et ceux que l’on appelle les CSP +, les catégories favorisées à qui sont destinées les analyses économiques libérales qui conviennent à leur statut. Paris-Match, et surtout le Parisien, pour tout ce qui relève de la philosophie de comptoir.

Ce dernier, dimanche, titrait sur ce qui pour les Français est devenu le principal problème de la situation actuelle à savoir : « la classe politique ». Et le directeur des rédactions, Nicolas Charbonneau, d’en rajouter : « Après trois mois de discussions budgétaires, on recherche toujours un compromis entre des élus qui s’y refusent. »

Mais pourquoi ? Il n’y a pas de pourquoi. Tous les mêmes, qu’il s’agisse ou non de mettre à contribution les hyper-riches, de mettre à la diète les services publics, de pénaliser les chômeurs et les plus modestes… La droite et la gauche renvoyées dos à dos… « Mal nommer les choses, disait Albert Camus, c’est ajouter au malheur du monde. » Ne pas les nommer, c’est choisir la confusion.

 

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