Les Échos ont fait
semblant d’y croire avec un titre à la une : « La réforme des
retraites est sacrifiée ». C’est en faire beaucoup là ou d’autres, comme l’Opinion,
évoquent un vote qui ne garantit en rien la pérennité de la mesure et quand les
députés communistes ou insoumis ont rejeté ce qu’ils estimaient être un jeu de dupes et « une
entourloupe ».
Mais l’éditorialiste
Cécile Cornudet, dans les Échos, donc, y croit dur comme fer. Il s’agit,
dit-elle, « d’un recul inédit dans l’histoire sociale »,
lequel n’avait d’autre justification qu’un arrangement politique puisque « la
rue ne s’est plus mobilisée contre le départ à 64 ans depuis dix-huit
mois » et, le gouvernement ayant fait le « plus dur »
les Français étaient désormais « en grande partie résignés »
et « rien ne poussait l’exécutif à renoncer à la principale réforme du
second quinquennat ».
On retient que
l’éditorialiste a lu George Orwell. La guerre c’est la paix, la liberté c’est
l’esclavage, l’ignorance c‘est la force et la suspension d’une grande réforme
rejetée par l’opinion est une belle victoire gâchée.

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