vendredi 3 octobre 2025

Quand « Le Parisien » charge les maires, le billet de Maurice Ulrich.



Voilà une idée du Parisien bien opportune. « Les maires épinglés », titre-t-il en une à propos de ce que seraient leurs notes de frais excessives, avec la photo d’un édile ceint de son écharpe tricolore. Avec cela, trois pages pour évoquer des abus que l’on se gardera de contester qui vont d’une bouteille de vin à 104 euros, c’est beaucoup, au dîner à 100 000 euros donné par Laurent Wauquiez en 2022 à 90 convives.

D’accord. Au moment où les collectivités locales sont menacées par 5 milliards d’économies mettant en péril des missions essentielles, pourquoi ne pas mettre en cause « les maires », quand bien même ils ne sont qu’un millier sur quelque 35 000 à être concernés.

Au moment où l’idée de taxer les grandes fortunes grandit dans l’opinion, n’est-ce pas aussi une bonne idée du quotidien populaire de Bernard Arnault d’épingler « les maires » ? « Avec mesure », écrit l’éditorialiste du jour, car « il ne faut pas généraliser à partir de quelques comportements ». Avec la une et trois pages, c’est bien mesuré.

 

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