Voilà une idée
du Parisien bien opportune. « Les maires épinglés »,
titre-t-il en une à propos de ce que seraient leurs notes de frais excessives,
avec la photo d’un édile ceint de son écharpe tricolore. Avec cela, trois pages
pour évoquer des abus que l’on se gardera de contester qui vont d’une bouteille
de vin à 104 euros, c’est beaucoup, au dîner à
100 000 euros donné par Laurent Wauquiez en 2022 à 90 convives.
D’accord. Au
moment où les collectivités locales sont menacées par 5 milliards
d’économies mettant en péril des missions essentielles, pourquoi ne pas mettre
en cause « les maires », quand bien même ils ne sont qu’un millier
sur quelque 35 000 à être concernés.
Au moment où
l’idée de taxer les grandes fortunes grandit dans l’opinion, n’est-ce pas aussi
une bonne idée du quotidien populaire de Bernard Arnault d’épingler « les
maires » ? « Avec mesure », écrit l’éditorialiste du
jour, car « il ne faut pas généraliser à partir de quelques
comportements ». Avec la une et trois pages, c’est bien mesuré.

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