jeudi 30 octobre 2025

« Le visa d'entrée aux Etats-Unis de Wole Soyinka est annulé », le billet de Maurice Ulrich.



« Un tigre ne proclame pas sa tigritude, il bondit sur sa proie et la dévore. » La phrase de l’écrivain et dramaturge nigérian Wole Soyinka, premier prix Nobel africain de littérature en 1986, critiquant le concept de négritude d’Aimé Césaire ou Léopold Sédar Senghor est restée célèbre. Mais on lui doit surtout une trentaine de pièces de théâtre, plusieurs romans et de nombreuses interventions sur la scène littéraire internationale.

Enseignant dans les universités américaines les plus prestigieuses, dont Harvard, il avait déchiré sa carte verte de résident permanent aux États-Unis lors de la première élection de Donald Trump en 2017 et avait récemment comparé ce dernier au dictateur africain Idi Amin Dada en ironisant : « Il se comporte comme un dictateur et devrait en être fier. » L’ambassade des États-Unis à Lagos vient de lui signifier que son visa d’entrée dans le pays lui était retiré. « Je tiens à assurer le consulat, a-t-il déclaré, que je suis très satisfait de l’annulation de mon visa. »

 

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