« Un tigre ne proclame pas sa tigritude, il bondit sur sa proie et la
dévore. » La phrase de
l’écrivain et dramaturge nigérian Wole Soyinka, premier prix Nobel africain de littérature en 1986,
critiquant le concept de négritude d’Aimé Césaire ou Léopold Sédar Senghor est restée célèbre. Mais on lui doit surtout une
trentaine de pièces de théâtre, plusieurs romans et de nombreuses interventions
sur la scène littéraire internationale.
Enseignant dans
les universités américaines les plus prestigieuses, dont Harvard, il avait
déchiré sa carte verte de résident permanent aux États-Unis lors de la première
élection de Donald Trump en 2017 et avait récemment comparé ce dernier au
dictateur africain Idi Amin Dada en ironisant : « Il se comporte
comme un dictateur et devrait en être fier. » L’ambassade des
États-Unis à Lagos vient de lui signifier que son visa d’entrée dans le pays
lui était retiré. « Je tiens à assurer le consulat, a-t-il déclaré,
que je suis très satisfait de l’annulation de mon visa. »

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire