Non, le
capitalisme n’a pas inventé les cyclones et les milliardaires n’ont pas soufflé
les vents d’une incroyable violence qui ont ravagé la Jamaïque et la
région, mais à dix jours maintenant de la COP30 qui va se
tenir à Belém, au Brésil, dix ans après l’accord de Paris, dont les engagements de lutte contre le réchauffement
climatique avaient été salués par les États participants, le temps n’est plus à
en rester aux bonnes intentions.
Jamais les phénomènes
extrêmes n’ont été aussi fréquents, liés pour l’essentiel aux émissions de gaz à effet de serre, le CO2,
avec pour ce qui concerne les
ouragans et les cyclones, la montée en
température des océans.
«The Lancet » alerte sur une catastrophe sanitaire
mondiale
Dans un rapport
publié mercredi, les experts de la revue scientifique britannique The Lancet
dressent un constat déjà dramatique de la situation. Alors que
2,5 millions de décès chaque année dans le monde sont liés à la pollution
de l’air due aux combustibles fossiles, les cent géants mondiaux du secteur ont
augmenté leur production, dépassant de trois fois d’ici à 2040 les niveaux qui
permettraient de limiter le
réchauffement à 1,5 degré.
Les 40 banques
qui participent à leur financement ont augmenté leurs investissements de
29 % par rapport à 2023. Il faut servir les actionnaires. Il y a un mois,
à la tribune même des Nations unies, Donald Trump déclarait que le
réchauffement climatique était une « arnaque ».
Pendant que les puissants tergiversent, la planète
brûle
La
responsabilité de la première puissance mondiale est écrasante mais, plus
largement, la question des
inégalités est au cœur de la question climatique. On sait qu’un membre des 0,1 % de la population
la plus riche produit autant de CO2 en une seule journée qu’un
membre des 50 % de la population la plus pauvre en un an. La conjuration
dans le monde des hyper-riches et des puissants est devenue une menace pour
l’humanité.
Ici même, les
débats à l’Assemblée autour de la taxation, d’une manière ou d’une autre, des
plus fortunés sont à la fois scandaleux et pathétiques tant ils déshonorent
celles et ceux qui s’y opposent dans un déni cynique de réalité. C’est évidemment
une question de justice mais c’est aussi l’avenir de la planète qui se
joue maintenant.

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