Il n’est pas
une semaine sans la publication d’une étude scientifique qui montre à quel
point le monde va mal. Dernière en date, le « rapport mondial sur les
points de basculement » rendu public hier. 160 scientifiques ont
identifié des « points de basculement » qui, s’ils étaient
franchis, entraîneraient un effet domino de catastrophes.
Et le résultat
donne froid dans le dos. « Nous avons franchi un de ces points de
basculement pour les récifs coralliens », qui « subissent un
dépérissement sans précédent, affectant la subsistance de centaines de millions
de personnes ». Et pourtant Donald Trump peut tranquillement affirmer
que le changement climatique est « la plus grande arnaque jamais menée
contre le monde ».
Trump n’est pas
seul à défendre des politiques qui – sans même parler des guerres – massacrent
la planète et tuent des centaines de millions de personnes au nom de la défense
de privilégiés égoïstes et égocentriques. Une infime minorité qui dépense sans
compter pour protéger ses intérêts de classe et surtout ne rien partager.
Mais des
résistances émergent, et particulièrement dans la jeunesse. On l’appelle la « génération
Z ». Les plus âgés n’ont pas
30 ans et les plus jeunes à peine 15. Bien sûr, elle n’est pas un bloc
monolithique. Mais c’est là que l’on trouve celles et ceux qui ont la
conscience la plus aiguë des grands enjeux de justice sociale et écologique, du
respect des diversités, du refus du racisme, et une inextinguible soif
d’égalité.
Au Maroc, à
Madagascar, aux Philippines, au Népal, au Pérou… C’est cette génération qui
bouscule les régimes en place, qui se mobilise également contre le sort fait
aux Palestiniens. À tel point que l’engagement contre le génocide à Gaza est en
train de forger un nouveau maillon de la chaîne d’engagement de cette Gen Z.
Ce n’est pas un
hasard si l’étendard de la Gen Z est le drapeau pirate de Luffy, le héros de One
Piece. Dans ce manga, les pirates s’opposent au Gouvernement mondial, des
aristocrates qui vont jusqu’à refuser de respirer le même air que le peuple. Ce
qui unit la Gen Z est ce rejet, plus ou moins conscient, du monde injuste et
brutal que le système en place leur impose comme s’il était le seul possible.

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