D’un côté, une flottille humanitaire,
internationaliste, pacifiste, et parfaitement légale, déterminée à briser le blocus de Gaza. De l’autre,
un pouvoir génocidaire, dont le premier ministre est sous le coup d’un mandat
d’arrêt de la Cour pénale internationale pour crime contre l’humanité.
À l’heure où
nous écrivions ces lignes, les bateaux solidaires, pourtant si proches des
côtes, étaient interceptés par l’armée israélienne, alors qu’ils ne
représentaient aucune menace. De quoi Netanyahou a-t-il si peur ? Que
l’agonie qu’il impose à tout un peuple avec une perversité inégalée soit
révélée au grand jour ? L’interception de la Flottille Global Sumud,
qui comprend des personnalités comme le petit-fils de Nelson Mandela, quatre
députés français, des élus du monde entier, ainsi que notre collègue Émilien Urbach est
absolument illégale.
Son arrestation
constitue également une nouvelle atteinte inacceptable à la liberté de la
presse, alors que les autorités israéliennes interdisent l’accès des
journalistes étrangers à la bande de Gaza, où plus de 220 de nos consœurs
et confrères ont été assassinés depuis le 7 octobre 2023.
Dans ce
contexte, les railleries cyniques de l’extrême droite et du bien mal nommé Printemps
républicain sur la flottille, relayant la propagande du pouvoir israélien, sont
proprement indécentes, cachant mal leur indifférence au sort des Palestiniens,
au profit d’un soutien indéfectible à des meurtriers suprémacistes. L’histoire
les jugera sévèrement.
Comme la
passivité du pouvoir macroniste, qui renvoie les militants engagés dans cette
mission humanitaire à leur responsabilité individuelle. Aucune mesure de
protection n’a été mise en place, comme l’a pourtant fait l’Espagne de Pedro
Sanchez. Le silence observé par l’Élysée tient de la complicité tacite avec un régime qui piétine le droit
international. La France doit exiger la libération immédiate de tous les
équipages de la Flottille Global Sumud. Ces femmes et ces hommes ne sont
coupables que de courage, de solidarité, d’humanité.

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