jeudi 18 septembre 2025

« Et mon poste », le billet de Maurice Ulrich.



L’éditorialiste du Parisien, au matin de la journée d’action, se souciait d’en expliquer la portée à ses lecteurs. La justice fiscale avec la contribution des plus fortunés, les retraites, la défense des services publics et le rejet des mesures frappant les plus fragiles, etc.

Fadaises que tout cela, quand bien même on annonçait déjà des centaines de milliers de manifestantes et manifestants. Non, pour Frédéric Michel, également rédacteur en chef du journal de Bernard Arnault, la liberté de manifester est bien sûr « un droit fondamental, (…) un droit à se rassembler, à exprimer ou à défendre collectivement des idées »…

Mais on ne la lui fait pas car « c’est à peu près l’inverse de ce qui est attendu en cette journée de forte mobilisation. La convergence des violents, comme l’a résumé le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, annonce des heures sombres ».

C’est à croire qu’il les souhaite dans le registre des prophéties autoréalisatrices. Sinon, il se répète que le Parisien pourrait être repris par Vincent Bolloré : je peux garder mon poste ?

 

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