On pourrait
imaginer, par respect de soi et des autres, que la décence la plus élémentaire
serait au moins de rester discret, quand on est à la tête d’une fortune
personnelle de plus de 115 milliards d’euros, à propos de l’éventuelle
taxation de moins de 2 000 ultra-riches.
Eh bien non,
c’est avec des sabots en béton que le numéro un mondial du
Luxe Bernard Arnault s’en est pris nommément à l’économiste Gabriel Zucman dans le Sunday Times britannique, où il l’a
qualifié de militant d’extrême gauche animé par une volonté clairement affichée
de mettre à terre l’économie. « La fébrilité n’autorise pas la
calomnie », a rétorqué Gabriel Zucman ; Thomas Piketty, de son
côté, a rappelé que les 500 plus grandes fortunes de France ont progressé de
500 % de 2010 à 2025
Aux États-Unis
avec le New deal à partir de 1935, les fortunes au-dessus de
200 000 dollars (1 million d’aujourd’hui) avaient été taxées à
63 % puis 76 % et jusqu’à 91 %. Ça fait si mal que ça, Bernard
Arnault, 2 % de 200 milliards ?

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