Il est une heure du
matin. Couché dans son lit, il contemple la bougie. Dans sa prison de verre, la
protégeant des courants d’air, cette jolie fleur d’argent dans son pot neigeux
vacille mais résiste toujours. Elle contemple ses multiples reflets dans les miroirs
trompeurs de son écrin et du joyau en vert émeraude qu’elle sublime. Elle
n’est plus seule cette nuit. Sa rayonnante amie résistera jusqu’au bout de
l’usure. Combien de temps ses clartés d’or jouant avec les ombres obscures
trembloteront - elles encore en enluminant les pages de son livre dont il ne
connaitra jamais la fin. C’est la dernière page de ce roman, la dernière
page de sa vie, il n’a plus la force d’en tourner une nouvelle. Combien de
temps résistera-il encore, il ne veut pas s’éteindre avant elle. Inexorables,
les aiguilles du réveil continuent leur route sereinement, sans s’enflammer,
sans chanceler. Le temps est un fleuve infini et impavide dont nul ne
peut arrêter le cours. Envoûté par cette flamme ardente comme celle du calumet
de la paix que les hommes n’arrivent pas à maintenir bien longtemps allumé, son
cœur rempli d’amour et de mélancolie, apaisé, ralentit. La flamme tressaute,
mollit, se meurt. Il s’éteint en paix riche des pages tournées de sa vie. Au
même moment dans le monde entier des flammes de vie s’allument insouciantes et
confiantes
lundi 3 mars 2025
SA DERNIÈRE PAGE !
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
MUNICIPALES - ROMAINVILLE : « résistance et innovation » (Robert Clément)
Toujours curieux de prendre connaissance des différents écrits sur la prochaine échéance municipale, une chose m’a frappé. Notre ville viv...
-
Les 15 et 22 mars, les citoyen.nes de notre ville voteront pour élire leur Conseil Municipal. A vec un regard attentif et toujours engag...
-
Après avoir pris connaissance de certains commentaires sur l’implantation du lycée d’enseignement général à Romainville, je me permets d’...
-
La mort de Paul Laurent, emporté soudainement et en pleine force a touché profondément les communistes. Évoquer sa mémoire est pour moi un...

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire