mercredi 11 décembre 2024

« L’oseille », le billet de Maurice Ulrich.



On n’avait pas pensé à ça, que nous apprend la presse économique. La censure pourrait doper les dividendes et ce serait la bousculade chez les notaires et les avocats fiscalistes. Quand bien même il ne brillait pas par son audace, le projet de budget prévoyait une contribution dite différentielle sur les hauts revenus. Un impôt minimal à 20 % qui aurait porté la fiscalité du capital jusqu’à 37,2 %, voire 42 %, pour les plus aisés au lieu de 30 %.

De plus, au Sénat lui-même, aussi frileux soit-il, un amendement avait été adopté pour relever de trois points la flat tax sur ces mêmes revenus du capital. Mais, par bonheur, la censure vint qui a donc annulé ces mesures mais pas la crainte qu’elles soient reconduites d’une manière ou d’une autre en janvier par un nouveau gouvernement.

D’où l’urgence de voter, partout où c’est possible, les versements de dividendes pour 2024, avant la fin du mois. Le consentement à l’impôt, c’est pour les plus modestes. Chez les riches, c’est plutôt, prends l’oseille aussi vite que tu pourras.

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