Le secret de la
confession ne sera pas levé. C’était lundi 1er juin à l’Assemblée la
condition requise par une partie des députés pour obtenir, ce qui a été le cas,
un vote unanime du projet
de loi de la commission Bétharram sur la protection des enfants en milieu scolaire.
L’article 9
de la proposition de loi était le suivant : « Les ministres du culte
sont soumis aux obligations de dénonciation des faits de violences sur mineurs,
y compris s’ils en ont eu connaissance dans l’exercice de leurs fonctions :
aucun secret de la confession ne saurait s’y opposer. »
L‘Église de
France était contre et vent debout, comme la presse Bolloré, au motif que
l’Assemblée ne peut pas dicter les lois de l’Église. On peut renverser le
propos. L’Église peut-elle se soustraire aux lois de la République et,
peut-être plus largement encore, aux lois morales de la communauté humaine ? On
se gardera ici de tout procès. Mais après des décennies et des siècles de
secrets et de complicités du silence, la transparence reste, selon la formule
de Kant, un impératif catégorique.

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