Donald Trump veut le Groenland. Et
les mois qui viennent de s’écouler depuis sa prise de fonctions en tant que
président des États-Unis prouvent qu’il fera ce qu’il estime nécessaire pour
l’obtenir. À plusieurs reprises, il a fait la démonstration que ce que l’on
prenait parfois pour les élucubrations d’un bonimenteur étaient en réalité
l’annonce d’actions à venir.
De la
« Riviera » de Gaza au kidnapping de Maduro, en passant par la chasse
aux migrants dans son propre pays, sans oublier les sanctions et les pressions
contre ceux qui le contestent ou qui s’en prennent à ses amis – fût-ce la
justice de pays étrangers –, rien ne semble freiner le locataire de la
Maison-Blanche.
Donald Trump
conduit la politique de son pays comme un parrain d’une famille mafieuse mène
ses « affaires ». Le cadre légal n’a pas d’importance
quand ce sont les intérêts du capitalisme états-unien qu’il s’agit de
favoriser. Comme Don Corleone, il fait « des propositions qu’on ne peut
pas refuser ». Comme le Parrain, il accorde sa protection (jamais
gratuitement), il pratique l’extorsion, le vol et le chantage. Et quand quelque
chose lui résiste, il utilise la force pour le briser.
Mais est-ce si
surprenant ? Après tout, les mafias et autres cartels n’ont jamais fait
autre chose que de pousser la logique capitaliste jusqu’au bout : faire de
la recherche du taux de profit maximum l’alpha et l’oméga de leurs activités.
Trump pousse, lui aussi, la logique prédatrice jusqu’au bout.
Les États, le
droit, la politique, l’intelligence et la démocratie sont des freins pour les
affaires. Pour les éradiquer, les élites capitalistes, les empires de la tech, de
l’énergie, de la finance et des médias ont choisi de s’appuyer sur les réseaux
ultraréactionnaires, autoritaires, identitaires, intégristes,
climatosceptiques, masculinistes, racistes et de leur donner des moyens
démesurés.

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