Article R.
434-14, Code de déontologie de la police nationale : « Le policier
ou le gendarme est au service de la population. (…) Respectueux de la dignité
des personnes, il veille à se comporter en toute circonstance d’une manière
exemplaire. » C’est quand même embêtant que le ministre de
l’Intérieur et ancien préfet de police de Paris Laurent
Nunez ne le connaisse pas.
On peut
en juger par ses réponses dans le Parisien de lundi
à propos des images d’un policier frappant à coups de
poing un homme participant à une manifestation de soutien aux
Kurdes de Syrie. « J’ai besoin de comprendre le contexte. »
Concernant la
mort dans un commissariat d’un autre homme, El Hacen Diarra,
frappé deux heures avant par un autre policier : « Je ne demande pas la
suspension des fonctionnaires tant qu’on n’a pas
établi qu’ils sont fautifs. » Logique puisqu’il défend
en toutes circonstances l’inscription dans la loi de la
présomption d’innocence des policiers. Si Laurent Nunez
n’obtient pas ce qu’il veut et pense à changer d’air, il
paraît qu’on embauche aux États-Unis.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire