Donald Trump a
tout fait pour que Zohran Mamdani ne soit
pas élu maire de New York. Il a menti en
prétendant que le nouveau maire de New York était pro-Hamas et antisémite. Il
l’a insulté, du moins le pense-t-il, en accusant le candidat d’être un « communiste ».
Ce qui dans la bouche du locataire de la Maison-Blanche est l’anathème suprême.
Il est allé jusqu’à menacer les New-Yorkais de leur couper les financements
fédéraux.
De quoi poser
quelques questions (et donner quelques réponses) quant au respect que le
président des États-Unis porte à la liberté de vote de ses concitoyens.
Imagine-t-on les réactions que cela aurait suscitées dans le monde si un autre
chef d’État s’était comporté de cette manière ? Mais Donald Trump n’était
pas le seul adversaire du candidat. Une coalition de milliardaires a balancé
des dizaines de millions de dollars pour le faire chuter et appuyer le perdant
de la primaire démocrate, qui s’est assis sur le scrutin militant.
Cette débauche
de haine donne encore plus de sens à la
victoire de Zohran Mamdani. Ce succès
exprime le rejet de Trump certes, mais pas seulement. Il démontre que
l’aspiration au changement, pour peu qu’elle trouve une perspective, peut
devenir une force, une dynamique capable de bouleverser en profondeur un
paysage politique. C’est cette dimension de la victoire du candidat socialiste
qui inquiète la bourgeoisie, jusqu’en France. Ce n’est pas pour rien que les
médias aux ordres des milliardaires tapent sur Mamdani, l’accusant « de
cacher les pires intentions derrière son sourire ».
Si la campagne
et la victoire finale de Zohran Mamdani ne sont pas transposables à la réalité
des autres pays, elles donnent cependant quelques clefs de
compréhension sur la nature de la bataille idéologique. Les New-Yorkais viennent de faire de leur ville un
bastion de la résistance. Ils ont peut-être engagé la vie politique
états-unienne dans un tournant. Le pouvoir trumpiste, allié avec les
géants de la Silicon Valley aux aspirations totalitaires et avec les
suprémacistes blancs et les masculinistes, ne connaît que la brutalité. Et nul
doute que celui-ci va se déchaîner pour faire échouer la nouvelle équipe aux
manettes de la grosse pomme devenue rouge. Le plus dur commence.

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