Ce dimanche a
marqué le troisième jour sans contact direct avec notre journaliste, Émilien Urbach,
arraisonné dans les eaux internationales par l’armée israélienne. Cet acte de
piraterie doit être fermement dénoncé par les autorités françaises.
Sa détention
dans une prison du Néguev est inacceptable. Bien qu’il bénéficie de la
protection consulaire accordée aux ressortissants français, les provocations et
humiliations du ministre d’extrême droite Ben Gvir,
tant dans le port d’Ashdod que dans la prison, sont profondément inquiétantes.
Seul
journaliste de la presse quotidienne nationale à bord de la flottille, Émilien
Urbach s’y est rendu pour exercer son métier : témoigner de ce qu’il
observe afin de permettre à chaque lectrice et lecteur de se forger une opinion
libre et éclairée. Cette mission est d’autant plus cruciale que Gaza reste
interdite à la presse internationale par l’armée israélienne, qui a assassiné
plus de 200 journalistes palestiniens dans l’enclave. Emprisonner un
journaliste constitue une entrave gravissime à la liberté de la presse et au
droit d’informer.
Alors que les
familles des membres de la flottille emprisonnés se sont rassemblées dimanche
devant Matignon, j’en appelle solennellement, une nouvelle fois, au président de la
République pour exiger la libération immédiate d’Émilien Urbach et
de tous les membres de la Flottille Global Sumud.
Lundi 6
octobre, nous invitons toutes celles et ceux qui ont à cœur la liberté de la
presse, ainsi que les militantes et militants pour la paix, déterminés à briser
le blocus et à mettre fin au génocide, à se joindre à nous à l’Humanité.
Une soirée de solidarité se tiendra à partir de 18 h 30 dans nos
locaux. La Fédération internationale des journalistes, Reporters sans
frontières, le Syndicat national des journalistes et le Syndicat national des
journalistes-CGT ont d’ores et déjà répondu présents à nos côtés.

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