Comment ne pas
comprendre les agences de notation – dont la dernière en date, Moody’s –, plus
que circonspectes sur l’état de l’économie française ? Dans le Parisien
dimanche, le directeur adjoint de la rédaction, Jean-Baptiste Isaac, se
fait leur porte-parole. Comment, en effet, leurs experts, tellement attachés au
bien-être des pays et des peuples, pourraient-ils ignorer « le chantage
de Boris Vallaud, chef des
députés PS, arc-bouté sur
les taxes, les impôts et la suspension de la réforme des retraites, au premier
ministre » ?
Quoi que l’on
pense de la stratégie du Parti socialiste, on a un peu de mal à voir le
chantage quand il s’agit de mesures sur les retraites ou la taxation des
ultrariches, en accord avec plus des deux tiers de l’opinion. À la une du même Parisien
dimanche, le président LR du Sénat, Gérard Larcher, en photo pleine page,
prévient : « Le Sénat rétablira la réforme des retraites »
et « Il n’est pas question d’accepter n’importe quoi dans le
budget ». Mais ne confondons pas. Ça, pour le Parisien, c’est
de la politique.

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