Si le mot était
encore d’usage, on dirait de cet ours blanc, dans une photo prise sur une île
de Sibérie, qu’il a tout d’un clochard. Sale, affalé sur les marches d’une
maison abandonnée, dans un décor de fin du monde.
En raison du
changement climatique qui réduit la taille de la glace, écrit le Figaro
Magazine, qui publie l’image, ces ours sont de plus en plus nombreux à
s’installer sur la terre ferme. On exagère, ce n’est qu’un ours et donc, soyons
sérieux.
Cette semaine
les 27 pays membres de l’Union européenne doivent se réunir à Bruxelles pour
débattre de leur objectif de
neutralité carbone d’ici à 2050 et de leur objectif intermédiaire de 2040, toujours pas adopté. On peut
douter qu’il le soit.
Les États-Unis
et le Qatar mettent la pression sur les normes vertes de l’Europe et, confirme le
Monde, le pacte vert européen est menacé d’affaiblissement avec de
multiples remises en cause de ses règles au nom de la
compétitivité des entreprises. De là vient peut-être l’impression que cet ours blanc nous ressemble.

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