mardi 2 septembre 2025

Vote de confiance : la gauche répondra-t-elle à l’invitation de Marine Tondelier pour préparer l’après Bayrou dès jeudi ?



Le vote de confiance de lundi 8 septembre n’offre que peu de suspens et devrait signer la fin du gouvernement de François Bayrou. Pour préparer l’après, la secrétaire nationale des Écologistes a invité toute la gauche à se réunir jeudi. À peine mise sur la table, sa proposition se heurte déjà aux refus de LFI.

C’était déjà la bande-son des universités d’été des Écologistes à Strasbourg fin août, leur secrétaire nationale, Marine Tondelier, a profité lundi 1er septembre de son passage sur BFMTV dans la soirée pour à nouveau entonner le refrain de l’unité. Et elle n’était pas venue les mains vides.

Outre les aimants dont elle s’est servi pour illustrer les dynamiques à l’œuvre à gauche espérant passer de la « répulsion » à « l’attraction », la cheffe de file des verts avait apporté une proposition : « Je donne rendez-vous à toutes ces personnes » de la gauche et des Écologistes, « qu’elles soient politiques ou de la société civile, ou des experts, jeudi », a-t-elle expliqué, disant avoir choisi cette date avec Lucie Castets, candidate pour Matignon du Nouveau Front populaire à l’été 2024.

« C’est fini l’heure des exclusives, ce jeu-là est une impasse »

Il faut « qu’on se retrouve, qu’on se mette dans une pièce et qu’on prépare la suite », a-t-elle détaillé, pour évoquer « tous les scénarios qui peuvent arriver après » le vote de confiance du 8 septembre qui devrait signer la fin du gouvernement de François Bayrou, « qu’il y ait une dissolution, qu’il y ait une nomination de quelqu’un plutôt de la gauche et des écologistes ou de quelqu’un d’autre », ou qu’il y ait « une destitution ».

Interrogée sur les dissensions entre socialistes et insoumis, Marine Tondelier a estimé que « si les insoumis travaillent tous seuls, si les socialistes travaillent tous seuls, leur plan sera sans doute très alléchant mais il ne sera jamais mis en œuvre ». « Si on n’est pas capables de s’entendre pour proposer une alternative au macronisme ou au fascisme, on ne sert à rien. Il n’y a aucune excuse pour échapper à cette responsabilité », ajoute-t-elle, répétant son invitation à « tout le monde », sans faire « d’exclusive ». « Je pense, a-t-elle justifié, que c’est fini l’heure des exclusives et que ce jeu-là est une impasse pour tout le monde. »

Sa proposition s’est cependant heurtée à un premier refus, celui du coordinateur de La France insoumise Manuel Bompard. « Je suis prêt pour lundi soir, je n’ai pas besoin de faire des réunions avec qui que ce soit », a-t-il répondu sur BFMTV, argumentant que le Parti socialiste ne voulait pas de la présence de LFI.

Les Écologistes sont partie prenante du « Front populaire 2027 », réuni en juillet autour de Lucie Castet et qui s’est engagé à présenter un candidat commun pour la présidentielle et à travailler sur un programme partagé. Ni LFI, ni Place Publique, ni le PCF n’avaient participé au rendez-vous estival.

À l’issue de la rencontre à Matignon entre le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, le chef de file des députés communistes, Stéphane Peu, et François Bayrou, les communistes – qui ont présenté un plan d’investissement de 500 milliards d’euros – ont confirmé leur intention de participer aux actions du 10 septembre et de mobiliser, auprès de l’intersyndicale le 18 septembre pour obtenir « un autre budget ».

 

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