Le vote de
confiance de lundi 8 septembre n’offre que peu de suspens et devrait
signer la fin du gouvernement de François Bayrou. Pour préparer l’après, la
secrétaire nationale des Écologistes a invité toute la gauche à se réunir
jeudi. À peine mise sur la table, sa proposition se heurte déjà aux refus de
LFI.
C’était déjà la bande-son des universités d’été des
Écologistes à Strasbourg fin août, leur secrétaire nationale, Marine
Tondelier, a profité lundi 1er septembre de son passage sur
BFMTV dans la soirée pour à nouveau entonner le refrain de l’unité. Et elle
n’était pas venue les mains vides.
Outre les
aimants dont elle s’est servi pour illustrer les dynamiques à l’œuvre à gauche
espérant passer de la « répulsion » à « l’attraction »,
la cheffe de file des verts avait apporté une proposition : « Je
donne rendez-vous à toutes ces personnes » de la gauche et des
Écologistes, « qu’elles soient politiques ou de la société civile, ou
des experts, jeudi », a-t-elle expliqué, disant avoir choisi cette
date avec Lucie Castets, candidate pour Matignon
du Nouveau Front populaire à l’été 2024.
« C’est fini l’heure des exclusives, ce jeu-là
est une impasse »
Il faut
« qu’on se retrouve, qu’on se mette dans une pièce et qu’on prépare la
suite », a-t-elle détaillé, pour évoquer « tous les scénarios
qui peuvent arriver après » le vote de confiance du 8 septembre
qui devrait signer la fin du gouvernement de François Bayrou, « qu’il y
ait une dissolution, qu’il y ait une nomination de quelqu’un plutôt de la
gauche et des écologistes ou de quelqu’un d’autre », ou qu’il y ait « une
destitution ».
Interrogée sur
les dissensions entre socialistes et insoumis, Marine Tondelier a estimé que « si les insoumis travaillent tous seuls,
si les socialistes travaillent tous seuls, leur plan sera sans doute très
alléchant mais il ne sera jamais mis en œuvre ». « Si on n’est
pas capables de s’entendre pour proposer une alternative au macronisme ou au
fascisme, on ne sert à rien. Il n’y a aucune excuse pour échapper à cette
responsabilité », ajoute-t-elle, répétant son invitation à « tout
le monde », sans faire « d’exclusive ». « Je
pense, a-t-elle justifié, que c’est fini l’heure des exclusives et que
ce jeu-là est une impasse pour tout le monde. »
Sa proposition
s’est cependant heurtée à un premier refus, celui du coordinateur de La France
insoumise Manuel Bompard. « Je suis prêt pour lundi soir, je n’ai pas
besoin de faire des réunions avec qui que ce soit », a-t-il répondu
sur BFMTV, argumentant que le Parti socialiste ne voulait pas de la présence de
LFI.
Les Écologistes sont partie prenante du
« Front populaire 2027 », réuni en juillet autour de Lucie
Castet et qui s’est engagé à présenter un candidat commun pour la
présidentielle et à travailler sur un programme partagé. Ni LFI, ni Place
Publique, ni le PCF n’avaient participé au rendez-vous estival.
À l’issue de la
rencontre à Matignon entre le secrétaire national du PCF, Fabien
Roussel, le chef de file des députés communistes, Stéphane Peu, et François
Bayrou, les communistes – qui ont présenté un plan d’investissement de
500 milliards d’euros – ont confirmé leur intention de participer aux actions du 10 septembre et
de mobiliser, auprès de l’intersyndicale le
18 septembre pour obtenir « un autre budget ».

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