Trop fort.
Directeur de la rédaction du Parisien, propriété de Bernard Arnault et
bientôt, peut-être, de Vincent Bolloré, Nicolas Charbonneau s’engage. De retour de la Fête de l’Humanité et
de son débat avec Fabien Gay, le président du Medef Patrick
Martin est à la une de l’édition du dimanche : « Hausses d’impôts, le
patron des patrons dit non ». Soit. Mais dans son éditorial, c’est Nicolas
Charbonneau, donc, qui fait le service.
La France,
écrit-il, « a toujours été fascinée par le mirage des taxes »
et aujourd’hui par la taxe Zucman, « mais
au fond, il s’agit surtout d’idéologie ou de démagogie et ces temps-ci on n‘en
manque pas ». Car « aucun économiste sérieux ne peut nier que
la multiplication de ces impôts aurait de rapides effets mécaniques ».
En cascade, fin
des embauches, des investissements, arrêt de la croissance, etc. Pourtant
bien informé, comme on peut l’imaginer, il semble ignorer qu’en matière de
sérieux sept prix Nobel d’économie, dont la française Esther Duflo, soutiennent
la taxe Zucman. Mais qu’importe. Il est trop fort Nicolas Charbonneau. Vraiment
trop.

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