mercredi 24 septembre 2025

« Bernard Arnault avale Challenges : les milliardaires continuent leur Monopoly dans la presse », le billet de Maurice Ulrich.



C’est fait. Bernard Arnault, qui détenait 40 % des parts du magazine Challenges, a topé avec Claude Perdriel en acquérant 60 % que ce dernier détenait encore de son groupe (Croque futur, dont fait partie l’hebdomadaire). Et un journal économique en plus de l’Opinion, les Échos, tous deux quotidiens, le mensuel Mieux vivre votre argent, Investir, les titres en ligne la Lettre de l’Expansion, , l’Agefi, Capital finance, la newsletter 2050Now… On ne sait pas encore s’il va céder le Parisien à Vincent Bolloré, mais ça ressemble à un partage des tâches.

Je te laisse le populisme, je prends l’économie et les CSP +, chefs d’entreprise, professions libérales et à fort revenu, fonctionnaires de haut rang. Ils ont aussi leur école de journalisme. L’École supérieure de journalisme de Paris, rachetée l’an dernier avec Rodolphe Saadé et la famille Dassault.

Il faut bien former des plumes. Les journalistes de Challenges s’inquiètent un peu de leur relative indépendance ou de la suppression par exemple du classement des 500 premières fortunes de France que le magazine publie chaque année. 1 200 milliards cumulés, ça fait un peu comme un gros nez rouge dans le paysage.

 

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