Un pays sans
gouvernement depuis dix jours – et pour la troisième fois en un an –, plus d’un
million de personnes dans la rue et 588
actions dans toute la France, un niveau de grévistes rarement atteint dans certains secteurs, plus de
la moitié des Français qui approuvent cette première journée de mobilisation
intersyndicale…
Le message ne
saurait être plus clair, et reflète celui des urnes : le président de la
République n’a plus aucune légitimité pour mener sa politique au service exclusif des plus riches. Ses
tambouilles et manœuvres politiciennes n’y pourront rien. Une majorité de
citoyens aspirent désormais à un changement de cap majeur et ne se résignent
pas à la destruction des services publics et des conquis sociaux.
Il n’y aura pas
de stabilité politique sans justice sociale. Sébastien Lecornu, comme
tous les improbables fusibles qu’Emmanuel Macron n’hésitera pas à sortir de sa manche – droite –, subira
le même sort que François Bayrou s’il s’entête dans sa politique d’austérité
injuste, inefficace et sans visée.
Et il faudra
plus que quelques miettes et mesurettes symboliques pour inverser la tendance.
Les Français n’acceptent plus de passer à la caisse pour payer le gâchis d’argent
public de tous les cadeaux fiscaux consentis aux plus riches et grandes
entreprises sans contrepartie.
Le succès de
cette journée est aussi un beau pied de nez à tous ceux, le locataire de
l’Élysée en tête, qui misaient sur une perte d’influence des syndicats,
lesquels ont réussi leur pari de transformer la résignation en mobilisation.
Mieux, l’unité de l’intersyndicale va s’avérer un atout majeur dans le rapport
de force de cette rentrée.
Le prochain
gouvernement devra déposer le projet de loi
budgétaire pour 2026 d’ici la mi-octobre.
Il reste un mois à l’exécutif pour écouter le message de la rue et respecter
celui des urnes. En cas de nouveau passage en force, il porterait l’entière
responsabilité du « chaos politique » qu’il a provoqué.

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