Le chef de file
des députés communistes, Stéphane Peu, dénonce le chantage à la dette orchestré
par François Bayrou et appelle à voter contre la confiance au gouvernement. Il
défend les mobilisations du 10 septembre face à la « déclaration
de guerre sociale » de la Macronie.
Selon vous, que
cherche à faire François Bayrou en provoquant un vote de confiance dès le
8 septembre au Parlement ?
Le premier
ministre aime convoquer Pierre Mendès France pour se complaire dans une
attitude de martyr qui dit la vérité au pays seul contre tous. Mais cela ne
fonctionne pas, car François Bayrou essaie de mettre du
panache là où il n’a en réalité qu’un comportement de paillasson
vis-à-vis du patronat et des milieux financiers. Au fond, ce que dit le chef du
gouvernement, c’est qu’il n’y a qu’une seule vérité, la sienne, et qu’il
repartira dans ses montagnes si les Français ne sont pas capables de la
comprendre.
J’ai le
sentiment qu’Emmanuel Macron veut
pousser tous les feux de sa politique ultralibérale pour rendre en 2027 une
copie parfaite aux milieux économiques qui l’ont fait élire. Mais comme le pays
ne veut pas de sa potion composée d’austérité aggravée pour les services
publics, de jours fériés en moins, de suppressions de remboursement
pour certains soins et médicaments, alors le premier ministre se livre à un
énième chantage au surendettement du pays, dans une posture sacrificielle et en
cherchant à prendre la France à témoin.
Ce qui me
frappe, c’est qu’il le fait avec un mépris immense pour les Français, qu’il
accuse d’être responsables de la dette et même d’être incapables de comprendre
la gravité de la situation.

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