Vladimir
Poutine a chez nous un ami qui l’aime et le comprend. Philippe de Villiers,
dans une tribune en ouverture du Journal du dimanche, dont il est un des
chroniqueurs vedettes, évoque, non sans émotion, une rencontre en 2014 avec
lui, après l’annexion de la Crimée, citant ce qu’il lui avait confié
alors : « La Crimée, revenue à ”la mère patrie”, revêt une
importance civilisationnelle considérable. C’est là que s’est déroulé en 988,
le baptême de Vladimir Ier, cet acte fondateur de la Russie
chrétienne. »
Mais le vicomte
voit plus loin encore, toujours dans une optique civilisationnelle, « pour
l’Amérique conservatrice, la Russie incarne désormais une citadelle des valeurs
traditionnelles, face à une Europe décomposée, soumise à l’idéologie
woke ». Le vice-président américain J. D. Vance, à Munich,
n’avait pas dit mieux.
Philippe de
Villiers lui fait fidèlement écho dans la presse d’extrême droite de Vincent
Bolloré. Si Vladimir Ier et la chrétienté s’y retrouvent, avec Trump
et Poutine… Quand elles sortent du Puy du Fou, les vérités et les histoires,
comment dire, sont « alternatives ».

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